Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par MFP Services, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

L'info de la semaine

Comment mesurer son insomnie ?

Vous dormez mal, vous vous plaignez d’insomnie : pour explorer ces possibles troubles du sommeil, votre médecin va vous demander de les évaluer. Quelques outils pour préparer cette consultation :

  • L’agenda du sommeil (modèles sur Internet) doit être rempli matin et soir sur au moins 7 jours et au mieux 3 semaines. Il permet de relever, nuit après nuit, les horaires de sommeil ainsi que des informations sur la qualité du sommeil et du réveil.
  • Les enregistrements nocturnes médicaux plus sophistiqués, actimétrie (capteur placé au poignet), polygraphie (à domicile) et polysomnographie (à l’hôpital) n’ont pas d’intérêt en première intention.
  • Les appareils connectés (montres, bracelets et autres trackers de sommeil) qui existent sur le marché peuvent être utilisés mais tous surestiment la durée de sommeil. Ils ne sont pas assez performants pour remplacer complètement l’agenda du sommeil.

Listez aussi vos habitudes de vie (consommation de café, thé ou autres excitants, traitements en cours, temps d’écran...) et les autres symptômes associés : impatiences et décharges électriques dans les jambes au coucher, crampes nocturnes, bouffées de chaleur, ronflement...

Pour en savoir plus : Réseau Morphée

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